Expositions

STEREO-VISION

Installation sonore et photographique

Installation sonore et photographique avec l’artiste Eddie Ladoire, dans le cadre du festival TEK(ART) – Festival de Création Artistique et Nouvelles Technologies du 14 au 18 mars 2023.


Accueilli en résidence par la Ville de Marmande, le plasticien sonore Eddie Ladoire est parti à la découverte du quartier de La Gravette et à la rencontre de ses habitants.L’artiste propose une installation immersive qui révèle la réalité et le quotidien de ce quartier tout en nous en proposant de nouvelles images, de nouvelles représentations, photographiques et sonores. A partir d’éléments connus et réels du quartier de la Gravette, des photographies des lieux, des sons du quotidien enregistrés in situ, des paroles d’habitants collectées au fil des rencontres, il conçoit un nouvel espace, fictionel. L’installation incite le visiteur-auditeur à se déplacer dans cet espace imaginé, à la (re)découverte du quartier. Confrontant l’enregistrement des personnes interviewées à des espaces photographiques vides et vidés de toute présence humaine, décalant et déplaçant systématiquement ces associations lieu-personnes, l’artiste ouvre le quartier sur le reste de la ville, crée de nouvelles circulations. Sous différents angles de vue et points d’écoute, les photographies, les voix et les paysages sonores, suivant le principe de la stéréovision, permettent peu à peu de préciser la vue d’ensemble, l’identité du quartier, révélant une façon d’habiter et la force des liens humains.

Eddie Ladoire travaille l’élément sonore comme phénomène physique et sensoriel, en tant qu’environnement, support et point de départ d’une narration. Son écriture naît de l‘enregistrement méthodique des caractéristiques sonores des architectures et des paysages qu’il parcourt. À partir d’un jeu de transformations, d’amplifications, dénaturant ou non la matière sonore collectée, Eddie Ladoire génère un univers sonore nouveau, composé d’éléments abstraits inouïs et d’éléments bien connus, familiers à l’oreille humaine, auxquels pourtant nous ne prêtons pas attention. Au temps figé par l’enregistrement in situ, s’ajoute celui de la composition électroacoustique entendue telle la modélisation d’une matière en mouvement.Faites de sons cachés sous les bruits ambiants, de variations infimes, d’ondes mineures, de présences, de voix et d’intimités, les pièces sonores d’Eddie Ladoire sont par nature, des expériences auditives sensibles et immersives.

Vernissage jeudi 2 mars à 18h.

Musée Albert Marzelles