Villes invisibles
Dans le cadre des Journées européennes de l'Archéologie 2026
Voyage dans les villes de l’Antiquité tardive (IIIe–VIIIe siècle)
Longtemps considérée comme une période de déclin entre Antiquité romaine et Moyen Âge, l’Antiquité tardive reste méconnue du grand public et souvent réduite, dans l’imaginaire collectif, aux « grandes invasions », tandis que les villes tardo-antiques sont déterminées par leurs enceintes et la construction des premières églises. De ce point de vue, les recherches archéologiques récentes renouvellent profondément notre regard. Elles révèlent ainsi des sociétés urbaines dynamiques et en constante évolution, reflets d’une réalité urbaine beaucoup plus nuancée, où espaces fortifiés, périphéries, zones “vides”, bâtiments publics et édifices chrétiens dessinent des espaces en recomposition permanente.
La saison estivale 2026 à Excisum propose une immersion dans cette période charnière à travers un parcours consacré aux villes de l’Antiquité tardive, de la péninsule Ibérique au nord de l’Afrique, en passant par les Gaules.
Au cœur de la programmation, l’exposition temporaire « Villes invisibles » (Atlas & Iconem / IRAA) présente l’Atlas des villes tardo-antiques de la péninsule Ibérique méridionale et du nord de l’Afrique (IIIe–VIIIe siècle). Porté par l’université de Hambourg, l’université de La Rochelle et la Casa de Velázquez, le projet ATLAS vise à produire, rassembler et diffuser en open access des données scientifiques de référence sur les anciens territoires urbains de la Bétique et de l’Afrique proconsulaire. Cette exposition est complétée par la présentation de mobilier archéologique de l’Antiquité tardive découvert dans le Grand Villeneuvois, ancrant le propos dans le territoire.
Cette saison invite ainsi le public à changer de regard sur l’Antiquité tardive, à découvrir des « villes invisibles » et à comprendre comment cette période a façonné durablement les paysages urbains de l’Europe et de la Méditerranée.